Ouverture des hanches et du bassin

Hips don’t lie!

De nombreuses personnes ont des difficultés à rester assis en tailleur et se plaignent de douleurs aux genoux.

Pour cela le yoga a ses remèdes et propose des techniques efficaces pour préparer  le corps à des postures plus avancées, demandant une ouverture importante des hanches (par exemple, padmasana ou posture du lotus).

Tout d’abord, notons qu’il faut toujours aborder les postures avec le principe  d’ahimsa (non-violence) cher à la culture indienne. En effet, ne forcez plus sur vos genoux pour arriver à prendre un beau lotus, le travail vient des  hanches ; ayez de la patience.

Les fonctions du bassin

Le bassin est une zone extrêmement  importante pour la santé  du corps. Il contribue par la flexibilité des hanches et la mobilité de l’articulation sacro iliaques à une bonne verticalité du corps et de l’énergie.

Le bassin accueille les organes d’élimination et de procréation tout en étant le passage de nombreux nerfs, vaisseaux et artères. Il permet ainsi la circulation des nutriments, de l’information et du prânâ (énergie vitale) entre le bas et le haut du corps. L’articulation sacro iliaques (que l’on retrouve souvent bloquée chez de nombreuses personnes) participe grandement à l’homéostasie (équilibre) du corps. Effectivement, son mouvement est la continuité du Mouvement Respiratoire Primaire (MRP). Le MRP prend sa source dans le crâne et se diffuse principalement par la membrane dure mère qui va du crâne au sacrum.

Oui, le sacrum est vivant, il bouge et n’est pas qu’un simple appendice atrophié  hérité de l’époque où nous étions des têtards se la coulant douce dans la soupe primordiale.

Dans le yoga cette zone du bassin est d’une grande importance car elle accueille  les deux premiers chakras : muladhara  et svadhistana. Le premier a un lien important avec la vitalité du corps. La kundalini y est endormis. Elle diffuse timidement tout au long de notre vie son énergie pleine de vitalité et de potentiel. C’est aussi ici que ce trouve apana prânâ (un autre type d’énergie, voir ici les explications).

Le deuxième centre est plus en lien avec notre sexualité, le désir de vie, la créativité et il partage un lien spécial avec les différents souffles du corps (voir ici). Un peu plus haut (entre le centre du pubis (svadhistana) et celui du nombril (manipura)) se trouve  le kanda (cœur, œuf) d’où partent tous les nadis (les « nerfs » subtils véhiculant le prânâ). Ainsi, on comprend mieux l’importance d’une bonne ouverture et fluidité  de cette zone.

Hips don’t lie ! Comme dirait Shakira.

Souple, mais pas atonique :

Pour certaines personnes souffrant d’hyper laxité,  le manque de maintien peut-être source de douleurs, d’où l’importance de compléter les techniques que l’on va voir ci-dessous avec des postures plus toniques comme virabhadrasana (posture du guerrier) et utkatasana (posture de la chaise).

Pour une bonne efficacité  de l’exercice, il est important de la pratiquer souvent (une à deux fois par jours), mais nul besoin de rester longtemps dans les postures (1 à 2 min chacune  suffit).

Je vous laisse découvrir la vidéo ci dessus et n’hésitez pas à  me faire des retours. Très bonne pratique à vous.

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